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dimanche 20 septembre 2009

En lisant Châtelaine...

Bonjour à tous et à toutes! :)

Hier soir, j'ai reçu par la poste l'édition de novembre du magazine Châtelaine. (Oui oui, l'édition de novembre! On est le 20 septembre... faut croire que ça fait partie des mystères de la vie).

Pour vous mettre un peu en contexte, le numéro de ce mois-ci porte sur 100 femmes qui marquent actuellement le Québec. L'éditorial introduit donc le sujet, et l'une de ses phrases a particulièrement retenu mon attention: "Nul besoin de réviser nos manuels d'histoire pour nous rappeler que la société québécoise a toujours été marquée par le courage, la force et la détermination de femmes pleines de ressources qui ont élevé 8, 10 enfants avec une poigne de fer, dirigé leurs familles comme des PME, tenu le fort à la barre des écoles de rang, et qui, après des années noires sous le joug du clergé, ont enfin pu prendre en main leur destinée (et leur éducation) pour arriver en force sur le marché du travail."

Définition de joug selon le Petit Robert: contrainte matérielle ou morale qui pèse lourdement sur celui (ou dans ce cas-ci, celle) qui la subit, entrave ou aliène sa liberté.

Si j'avais lu cet édito-là il y a, mettons, deux ans, j'aurais sans aucun doute pensé: "Heureusement qu'on a mis l'Église dehors! Franchement, tout ce qu'elle faisait, c'était contrôler la population, et en particulier les femmes, pour qu'elles aient encore plus de bébés!" (Tout le monde a entendu l'histoire du curé qui faisait régulièrement le tour de sa paroisse afin d'aller voir les femmes et de leur demander: "Bon, le prochain enfant, c'est pour quand?" parfois à peine un ou deux ans après qu'elles aient accouché de leur dernier).

Inutile de le nier: l'Église était contrôlante. L'Église était partout. Les prêtres n'étaient pas tous sympathiques et certains étaient même carrément vieux jeu. C'était la réalité de l'époque.

Cependant, aujourd'hui, ce n'est plus pareil: l'Église n'empêche aucunement les femmes de s'instruire, de travailler ou d'avoir de l'ambition (et heureusement, d'ailleurs!). Les prêtres ne se mêlent plus non plus de ce qui se passe dans les chambres à coucher de leurs paroissiens (encore là, heureusement!).

Oui, les femmes "ont passé des années noires sous le joug du clergé", mais ces années-là sont terminées depuis longtemps. Il serait grand temps qu'on abandonne l'idée que l'Église est restée la même depuis les années 50 et qu'on admette qu'elle a évolué!

Les questions et commentaires sont plus que bienvenus! :D